samedi 16 juillet 2011

Le Prix de l’économie sociale de Montréal, 2e édition


Le Prix de l'économie sociale de Montréal 2011, qui reconnaît la contribution de l'entrepreneuriat collectif au développement de Montréal, vient d’être lancé. Il sera remis lors de la soirée de clôture du Forum international sur l'économie sociale et solidaire prévue pour le 20 octobre prochain.
Cette année, la Ville de Montréal a décidé d’ajouter au prix récompensant l'innovation sociale, un deuxième prix mettant en valeur une entreprise d'économie sociale s'étant illustrée à l'international.
Pour appliquer, l’entreprise d’économie sociale (OBNL, mutuelle ou coopérative) doit avoir au moins cinq années et avoir son siège social et exercer ses principales activités sur l'île de Montréal.
Les entreprises d’économie sociale peuvent déposer leur candidature à l’une des deux catégories, à savoir, Innovation sociale et Rayonnement international.
Voici le critères d'évaluation pour la catégorie Innovation sociale :
1.     Avoir contribué à l'innovation sociale au moment de la création de l'entreprise.
2.     Être ancrée dans la collectivité par l'établissement de partenariats avec des organismes de la société civile, du secteur public ou du secteur privé dans un souci de développement et de cohésion des territoires.
3.     S'illustrer par une participation citoyenne et une vie associative démocratique.
4.     Être reconnue par ses pairs pour sa contribution innovante et l'excellence de sa prestation d'affaires.
Et ceux dans la catégorie Rayonnement international :
1.     Démontrer que l'entreprise a développé une expertise en territoire montréalais et qu'elle a participé par la suite à l'implantation de cette expertise à l'étranger.
2.     Être ancrée dans la collectivité par l'établissement de partenariats avec des organismes de la société civile, du secteur public ou du secteur privé dans un souci de développement et de cohésion des territoires.
3.     S'illustrer par une participation citoyenne et une vie associative démocratique.
4.     Être reconnue par ses pairs pour l'excellence de sa prestation d'affaires.

Pour déposer sa candidature, l’entreprise d’économie sociale doit remplir le formulaire d’inscription, ainsi que rédiger une lettre d’intention. La date limite du dépôt de candidatures est le 16 septembre 2011 à 17h.
Pour plus d’informations, consultez le site de la Ville de Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6437,59991580&_dad=portal&_schema=PORTAL

jeudi 16 juin 2011

Entreprendre en économie sociale: 10M$ au programme d'infrastructures en entrepreneu...

Entreprendre en économie sociale: 10M$ au programme d'infrastructures en entrepreneu...: "Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation (MAMROT) à annoncé la mise en place d’un Programme d'infrastructure..."

10M$ au programme d'infrastructures en entrepreneuriat collectif


Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation (MAMROT) à annoncé la mise en place d’un Programme d'infrastructures en entrepreneuriat collectif (PIEC) doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars et destiné à favoriser l’acquisition ou la rénovation des infrastructures des entreprises d’économie sociale.
Le programme (PIEC) vise principalement à répondre à la « problématique immobilière spécifique de ce type d’entreprise », souligne le ministère, en appuyant les entreprises d’économie sociale (OBNL ou coopératives) à financer l’achat de bâtiments, la réfection, l’agrandissement ou la construction de leurs infrastructures.
L’objectif est de :
·       favoriser le développement des entreprises d’économie sociale;
·       contribuer à la vitalité socioéconomique des territoires;
·       favoriser la préservation et la valorisation de la qualité de l’environnement.

Pour être admissibles les entreprises doivent, entre autres, démontrer leur viabilité financière avec plus de 50 % des revenus autonomes. On spécifie que les sources de fonds provenant de programmes ou de mesures gouvernementales ne sont pas considérées dans l’évaluation des revenus autonomes provenant de leurs activités. Aussi, l’aide financière est destinée aux projets dont le coût s’élève à au moins 50 000$ pour le volet rénovation et de 83 334$ dans le cas d’un projet de construction.

De plus, le projet doit faire partie intégrante d’un plan d’expansion ou de développement des activités liées à la mission d’une entreprise admissible ou être nécessaire au maintien de telles activités.
Dans le cas du volet rénovation, on vise à appuyer les projets de réfection, d’amélioration, de restauration ou d’agrandissement d’un bâtiment servant à la production ainsi qu’à la vente ou à la desserte de biens et de services.
Pour ce qui est du volet construction, on designe la construction, le recyclage (reconstruction) ou l’acquisition d’un bâtiment servant à la production ainsi qu’à la vente ou à la desserte de biens et de services.

Les entreprises admissibles (OBNL ou coopératives démontrant plus de 50% de revenus autonomes) seront évaluées selon quatre (4) critères :
  • Le Plan de développement ou de redressement de l’entreprise,
  • Les répercussions dans la communauté,
  • L’écoresponsabilité,
  • Les sources de financement



Le guide du programme publié par le MAMROT :

jeudi 2 juin 2011

Entreprendre en économie sociale: Pour une nouvelle ère de justice sociale!

Entreprendre en économie sociale: Pour une nouvelle ère de justice sociale!: "Un appel urgent en faveur « d'une nouvelle ère de justice sociale et de croissance économique basées sur le développement durable » a été..."

Pour une nouvelle ère de justice sociale!


Un appel urgent en faveur « d'une nouvelle ère de justice sociale et de croissance économique basées sur le développement durable » a été lancé par le directeur général du Bureau International du Travail, Juan Somavia, lors de l’ouverture de la 100e session de la Conférence internationale du Travail.
Qualifiant des « niveaux indécents » la concentration de la richesse dans les mains d’une petite partie de la population, Juan Somavia a souligné l’urgence de « s’engager en faveur d’une nouvelle ère de justice sociale, d’une croissance allant de pair avec une justice sociale fondée sur le développement durable ».
Mais cette « nouvelle ère de justice sociale » doit se construire sur de bases solides et non seulement être « saupoudrée d’un peu de social dans les décisions actuelles ». Le directeur du BIT est allée un peu plus loin dans son discours en montrant la ligne à suivre :
a)    « constituer un plan de croissance différent avec d’autres objectifs économiques, des objectifs qui incluent la liberté, la dignité, la sécurité et l’égalité;
b)    se donner des objectifs de production qui allient la force des marchés, la responsabilité des entreprises, le savoir-faire des travailleurs, la puissance du dialogue social, des règles et des incitations en matière de politiques publiques afin de soutenir une croissance efficace incluant la justice sociale. »
Il met en garde sur le danger de « voir se consolider encore un peu plus les schémas de croissance inefficaces et une mondialisation aux règles inégales qui ont été à l’origine de la crise, qui ont accru les inégalités de manière systématique pratiquement partout dans les trente dernières années. Revenir à la case départ nous plongera tous plus vite qu’on ne le croit dans une autre crise ».
« Qu’avons-nous besoin pour aboutir à une croissance efficace économiquement et socialement? De quatre mots : leadership, connaissance, dialogue et coopération », explique-t-il.

Pour entendre l’allocution de M. Somavia :

mardi 17 mai 2011

Entreprendre en économie sociale: Le Forum international de l’économie sociale et so...

Entreprendre en économie sociale: Le Forum international de l’économie sociale et so...: "Le Forum international de l’économie sociale et solidaire (FIESS) que se tiendra à Montréal du 17 au 20 octobre prochain vise à réunir de..."

Le Forum international de l’économie sociale et solidaire


Le Forum international de l’économie sociale et solidaire (FIESS) que se tiendra à Montréal du 17 au 20 octobre prochain vise à réunir des acteurs de l’économie sociale d’ici et d’ailleurs. L’objectif est de discuter et arriver avec de pistes d’action sur cinq thèmes spécifiques : Territoire et développement local, Innovation et entrepreneuriat collectif, Finance et commerce solidaires, Emploi et travail, et finalement, Sécurité et souveraineté alimentaire.
Ainsi, au fil de quatre jours, des participants de l’Afrique du Sud, de la Bolivie, du Brésil, du Canada, de l’Espagne et du Mali, partageront ensemble les bonnes pratiques et les solutions trouvées dans chaque coin du monde pour améliorer la situation des populations et mettre en relief une économie sociale et solidaire où l’humain est au centre des décisions.
Voici un aperçu des thèmes ciblés pour le Forum :
Territoire et développement local :
L’économie sociale et solidaire est avant tout issue des actions collectives locales. Parmi elles, les expériences les plus réussies ont un ancrage territorial. Ce thème sera au cœur du Forum. Par ailleurs, c’est à l’intérieur de ce thème que sera abordé de façon plus précise le rôle des pouvoirs publics et des acteurs locaux.
Innovation et entrepreneuriat collectif :
L’économie sociale et solidaire se caractérise par une nouvelle manière d’entreprendre dans tous les secteurs, par une approche collective qui rassemble des engagements sociaux, économiques et environnementaux. Au coeur de cet entreprenariat collectif se trouve l’innovation. Nouvelles formes juridiques, nouveaux partenariats développés, nouvelles façons de répondre à des besoins, nouveaux modes de production impliquant davantage les travailleurs et travailleuses, bref, l’économie sociale et solidaire suscite bel et bien l’innovation. Ces innovations se retrouvent dans le développement d’un ensemble de secteurs (logement, tourisme, etc.) et sont bien souvent reprises par la suite sous forme de politiques publiques qui leurs assurent une plus grande stabilité.
Finance et commerce solidaires :
L’accès à du capital adapté aux réalités de l’économie sociale et solidaire demeure un enjeu de taille pour tous les pays. La question se décline par ailleurs sous différents aspects : accès au capital, soutien à l’émergence des entreprises, commercialisation, accès au marché, etc. Au cœur de ce thème se trouvent les liens entre l’économie sociale et solidaire et les marchés locaux, les marchés publics, la consommation responsable et solidaire.
Emploi et travail :
Partout où elle se développe, l’économie sociale et solidaire répond à un besoin de création d’emplois. Elle ouvre aussi sur des pratiques de démocratisation dans la gestion du travail. Dans les pays du Sud, les processus de formalisation de l’économie populaire menant à la création d’emplois décents passent de plus en plus par cette voie. Par ailleurs, dans plusieurs pays, le mouvement syndical joue un rôle actif dans le développement de l’économie sociale et solidaire. Ainsi, le rôle des syndicats dans l’appui à la création d’entreprises et dans le développement local et régional doit être analysé plus attentivement.
Sécurité et souveraineté alimentaire :
La question de la sécurité et de la souveraineté alimentaire se pose de façon fort différente dans les pays occidentaux et dans les pays du Sud. Plusieurs pays en développement élaborent et adoptent des politiques de sécurité alimentaire grâce à un dialogue avec des organisations de la société civile.

Inscrivez vous avant le 24 juin pour profiter du tarif des inscriptions hâtives !

mercredi 27 avril 2011

Entreprendre en économie sociale: 2e Rendez-vous des entrepreneurs sociaux

Entreprendre en économie sociale: 2e Rendez-vous des entrepreneurs sociaux: "Organisé par A Go, on change le monde !, un programme de l’Institut du Nouveau Monde, le 2è rendez-vous des entrepreneurs sociaux aura po..."

2e Rendez-vous des entrepreneurs sociaux


Organisé par A Go, on change le monde !, un programme de l’Institut du Nouveau Monde, le 2è rendez-vous des entrepreneurs sociaux aura pour thème « Partenaires pour l’innovation sociale ».

Cet événement sera l’occasion de mettre en lumière le pouvoir des collaborations comme facteur-clé de succès dans les projets du domaine de l’innovation sociale. Panel de discussions, exemples convaincants de partenariats réussis et études de cas seront au rendez-vous pour vous inspirer et vous outiller dans vos projets.

Certains invités de marque tels que Jean-Marc Borello, président du Mouvement des entrepreneurs sociaux en France et directeur général du groupe SOS, Sydney Ribaux, cofondateur, coordonnateur général et porte-parole d’Équiterre ou encore Andrée-Lise Méthot, Fondatrice et associée principale de Cycle Capital Management seront présents pour vous faire part de leur riche expérience !
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Noémie Marquez:
Noemie.marquez@inm.qc.ca
514-934-599 p.233
Pour vous inscrire : rdv.agoonchangelemonde.qc.ca

lundi 11 avril 2011

Déclaration québécoise pour l'innovation sociale


Pour un système d'innovation sociale au Québec

Avec la Déclaration Québécoise pour l’innovation sociale, une communauté d’acteurs, formé par le Réseau québécois en innovation sociale (RQIS), presse le gouvernement et la société Québécoise à se donner les moyens pour répondre aux différents enjeux qui pèsent sur la société. Pour y arriver, explique le RQIS, on doit favoriser l’émergence et la pérennisation de projets d’innovation sociale.
« La pauvreté, les inégalités, l'isolement des immigrants ou la marginalisation des populations autochtones ou de certaines catégories de jeunes, l'analphabétisme comme le décrochage scolaire, la violence ou la maladie, la dévitalisation de communautés rurales sont autant de phénomènes qui pèsent lourd sur le développement de notre société », peut-on lire dans la déclaration issue du Colloque international du CRISES, tenu les 7 et 8 avril dernier.

Dans cette déclaration, le RQIS identifie 12 facteurs clés [2] à privilégier :
1.     Le déclencheur est la combinaison d'une problématique sociale non résolue, d'un contexte propice (crise, politique gouvernementale, etc.) à l'application d'une solution nouvelle et de la volonté d'acteurs d'œuvrer ensemble à la recherche d'une réponse à un problème bien défini.
2.     La solution est le fruit d'un travail collaboratif entre plusieurs acteurs de la société, souvent même des acteurs qui n'ont pas l'habitude de coopérer, car le problème à résoudre comporte de nombreuses dimensions.
3.     Le projet d'innovation combine les savoirs expérientiels, avec les savoirs scientifiques et techniques, et tient compte du contexte culturel particulier. La combinaison de ces savoirs variés conduit à la coproduction de nouvelles connaissances.
4.     Le projet a une visée transformatrice et vise un changement systémique.
5.     Les partenaires font preuve d'audace, ils acceptent l'incertitude inhérente à un projet d'innovation, la présence d'un « inconnu assumé ». Ils reconnaissent le risque et l'assument jusqu'au bout de la démarche.
6.     Un triple leadership est nécessaire à la réussite du projet : 1) le leadership individuel de ou des initiateurs du projet; 2) le leadership organisationnel qui se caractérise par l'appui des organisations impliquées à un processus novateur qui dépasse leurs pratiques habituelles; 3) le leadership collectif qui apparaît dans la communauté porteuse de la mise en œuvre du projet.
7.     L'engagement à long terme des bailleurs de fonds est un enjeu crucial.
8.     Le temps est une donnée fondamentale. Il faut du temps pour concevoir le projet, tisser des liens de confiance entre les partenaires et du temps pour le réaliser, puis encore du temps pour l'évaluer et assurer son rayonnement, sa diffusion, sa réplication, son appropriation par les communautés concernées afin d'assurer une transformation des pratiques.
9.     Le rayonnement du projet est essentiel à sa reconnaissance et, éventuellement, son institutionnalisation.
10.  Il faut savoir s'ajuster aux changements de contexte ou à l'évolution de l'environnement dans lequel agissent les partenaires.
11.           Le transfert, l'appropriation, la pérennisation du projet sont l'aboutissement nécessaire. Le projet doit avoir trouvé preneur auprès des personnes concernées et répondre aux besoins initialement identifiés.
12.           L'établissement d'un lien de confiance entre les acteurs, qui se traduit par l'adoption d'une gouvernance partagée, est le ciment du projet.

Pour en savoir plus :

jeudi 31 mars 2011

Nouvel outil pour les entreprises

Nouvel outil pour les entreprises

Équiterre lance aujourd'hui un outil unique pour les organisations : un Guide sur les produits promotionnels écoresponsables.

Ce guide électronique gratuit présente les enjeux environnementaux et sociaux liés à la production et à la distribution des biens matériels que sont les produits promotionnels. Il permet d’entamer une réflexion sur la réduction à la source de ces derniers et d'encourager de meilleures pratiques.

Un atelier de formation interactif a également été développé afin de permettre aux organisations de mieux comprendre la problématique et de mieux intégrer les notions de réduction à la source en publicité. Cet atelier est offert gratuitement dans plusieurs villes :Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec et Montréal.

Pour plus d'information: http://www.equiterre.org/actualite/nouvel-outil-pour-les-entreprises


mardi 8 mars 2011

Vivre dans l’insécurité économique : les femmes et l’emploi précaire



« Les femmes sont confrontées à une augmentation du taux de chômage, au sous-emploi et à une réduction de leur temps de travail » à cause de la seconde vague de la crise économique mondiale sur l’emploi des femmes. C’est ce qui résume lu nouveau rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI), publié le 7 mars dernier à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme.
Le rapport, intitulé « Vivre dans l’insécurité économique : les femmes et l’emploi précaire », explique de façon détaillé les effets « secondaires » que la crise économique apporte aux femmes. En effet, contraints à instaurer des politiques d’austérité, après avoir sauvé à coups de milliards de dollars le milieu financier, les gouvernements sabrent aujourd’hui leurs programmes sociaux et réduisent considérablement la taille de l’État. Le problème est que la plupart des employés travaillant dans le secteur public ce sont des femmes. De plus, ce sont aussi les femmes qui en bénéficient majoritairement des services et programmes fournis par l’État.
Selon le rapport, le taux de chômage dans le monde est passé de 6% à 7% pour les femmes entre 2007 et 2009, tandis que pour les hommes, l’augmentation a été de 5,5% à 6,3% pour la même période. Mais la situation ne peut être regardé sous ce seul angle, car la concentration des femmes « dans des formes d’emploi peu rémunérées, informelles ou vulnérables et l’insuffisance de leur protection sociale font qu’elles sont plus exposées aux crises que les hommes ».
Lors d’une prochaine présentation du rapport au Réseau des femmes des pays arabes de la CSI, la secrétaire générale, Sharan Burrow, présentera quatre grands thèmes d’action pour surmonter ces problématiques :
  Mettre l’accent au niveau politique sur la création d’emplois décents et de qualité pour que les femmes sortent de l’emploi précaire et informel ;
  Mettre en place des mesures d’égalité entre les hommes et les femmes dans les politiques gouvernementales, notamment au regard du marché du travail ;
  Créer un socle de protection sociale pour les travailleurs de tous les pays, ce qui aurait un effet bénéfique certain en matière de réduction de la pauvreté ; et 

  Mettre en place des campagnes syndicales adressées aux travailleuses victimes d’emplois
précaires.

Pour en savoir plus :

samedi 26 février 2011

Le Manifeste de l'entreprise responsable


pour partager les bonnes pratiques

L’Entreprise peut assurer et améliorer ses performances économiques tout en respectant les populations et la planète, c’est-à-dire en prenant en compte l’intérêt de toutes les personnes concernées par ses activités ainsi que les nécessités environnementales.
Les bonnes pratiques mises en œuvre sur les cinq continents en apportent la preuve. Elles ne sauraient, à elles seules, constituer la réponse à tous les maux et à toutes les crises du monde. Néanmoins (condition peut-être pas suffisante mais sûrement nécessaire) elles s’avèrent un élément essentiel pour une économie responsable à l’égard de toutes les parties prenantes de la société.
La contagion par l’exemple représentant le moyen le plus direct de dupliquer et de multiplier ces bonnes pratiques, il importe que leurs modalités soient accessibles à toutes les entreprises et que, par conséquent, celles qui les portent, fortes de leur expérience, s’impliquent pour transmettre leur savoir-faire à celles qui souhaitent s’engager dans cette voie.
Le partage des bonnes pratiques que veulent promouvoir le présent manifeste et l’ensemble de ses signataires est l’engagement le plus concret que les entreprises puissent prendre au service du développement de l’économie responsable.
I – DE LA RESPONSABILITÉ
La première responsabilité d’une entreprise est évidemment de nature économique. Elle consiste à satisfaire les besoins de clients et utilisateurs de biens et de services dans des conditions assurant la pérennité de l’entreprise. Ce qui signifie que les recettes de celle-ci doivent couvrir ses dépenses, permettre la valorisation de ses investissements et contribuer aux moyens nécessaires à son évolution.
Cette première responsabilité trouve sa mesure dans les comptes de résultats. L’entreprise peut limiter sa stratégie à ce seul objectif en utilisant tous les moyens pour l’atteindre, sans se préoccuper des conséquences de ses actes sur le reste de la société. Ses dirigeants peuvent même ne chercher qu’à obtenir le maximum de profit dans le minimum de temps, en exploitant les failles de la légalité, voire en l’outrepassant.
Il serait aussi naïf que vain d’imaginer la disparition de la cupidité humaine et des comportements axés sur l’appât de gains à très court terme. Mais, à l’inverse, des entreprises – de plus en plus nombreuses – s’inscrivent dans une perspective de long terme, convaincues que leur intérêt économique doit nécessairement se concilier avec leur responsabilité sociale et environnementale.
C’est précisément la convergence de ces trois responsabilités – économique, sociale/sociétale et environnementale – qui constitue le « développement durable », expression quelque peu galvaudée indiquant pourtant l’évolution souhaitable pour un monde en proie à une crise de sens.
Les principes et les objectifs de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ont été définis par plusieurs chartes et documents émanant de grandes institutions (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Principes Directeurs de l’OCDE, Déclaration de principes tripartites de l’OIT, Pacte Mondial des Nations Unies, auxquels s’ajoute désormais la norme ISO 26000).
L’ensemble de ces documents constitue un cadre de référence « idéal ». Il n’est évidemment pas question ici d’y ajouter une « charte » supplémentaire, mais de favoriser l’essor des bonnes pratiques des acteurs économiques en faveur d’une responsabilité réellement exercée.
II – DES BONNES PRATIQUES
1 - Une bonne pratique est une action concrète mise en œuvre volontairement et durablement par une entreprise ou une organisation :
  • dans le domaine social, dans l’engagement en faveur de la société et du territoire, dans la préservation et la valorisation de l’environnement, dans l’amélioration de sa propre gouvernance ;
  • au-delà des obligations légales et réglementaires auxquelles cette entreprise ou cette organisation est soumise, là où elle exerce ses activités.
2 - Une très grande diversité de bonnes pratiques existe dans le monde. Le partage des bonnes pratiques s’effectue donc en fonction des caractéristiques des entreprises et des organisations, selon leur taille, leur secteur d’activité, leur implantation géographique, leur histoire, etc.
  • Le contexte local dans lequel évoluent les entreprises varie fortement d’un pays à un autre : les lois et réglementations peuvent être plus ou moins exigeantes et c’est par rapport à celles qui sont en vigueur là où elles se trouvent qu’il faut évaluer l’engagement de responsabilité des entreprises. Les bonnes pratiques doivent donc commencer par se partager dans le cadre législatif local, que les entreprises dépassent volontairement.
  • Les caractéristiques des entreprises doivent être prises en compte pour le partage des bonnes pratiques, en fonction :
    • De leur taille (les moyens et les méthodes ne sont évidemment pas les mêmes dans une multinationale et dans une PME),
    • De leur structure juridique (par exemple, une compagnie cotée en Bourse, une société à capitaux familiaux ou une coopérative ne répondent pas totalement aux mêmes exigences… du moins, en principe) ?
  • La situation interne de l’entreprise conduit à considérer les bonnes pratiques selon les progrès qu’elles représentent et la place qu’elles tiennent dans la stratégie globale de la société :
    • il faut ainsi encourager et accompagner une entreprise partant d’un point bas en termes de responsabilité sociale et environnementale, qui se lance dans une démarche vigoureuse pour rattraper son retard ;
    • il faut soutenir une bonne pratique mise en œuvre dans un domaine précis même si l’entreprise n’a pas développé de bonne pratique sur d’autres points et est donc globalement « imparfaite » en matière de responsabilité ;
    • il faut donc se placer dans une optique de mouvement (et non procéder à un constat statique) pour promouvoir une vision dynamique des bonnes pratiques.
La valeur d’exemple d’une bonne pratique a vocation à s’exercer en interne comme en externe : en interne pour inciter l’entreprise à étendre sa démarche à d’autres sites ou entités et à d’autres domaines de la responsabilité sociale et environnementale ; en externe pour convaincre d’autres entreprises d’adopter à leur tour une bonne pratique similaire.
III – DU PARTAGE
La compétition économique incite évidemment les entreprises à garder pour elles les recettes de leur réussite. Elles veillent donc à ne pas transmettre leur savoir-faire et leurs méthodes à des concurrents qui pourraient capter leur clientèle et rogner leurs parts de marché.
La responsabilité sociale et environnementale peut conférer à l’entreprise qui l’exerce un avantage concurrentiel :
  • en permettant une amélioration de ses process ;
  • en lui ouvrant de nouveaux débouchés et en lui donnant accès à de nouveaux marchés ;
  • en constituant un élément de différenciation stratégique aux yeux de ses salariés et de ses clients.
Cependant, il convient de sortir du champ concurrentiel les facteurs de performance liés aux bonnes pratiques et de ne pas les considérer au même titre que des « secrets de fabrication » soigneusement préservés par les entreprises pour maintenir ou accentuer leur position compétitive. Une entreprise initiant et développant en son sein une démarche de responsabilité sociale et environnementale peut, au contraire, avoir intérêt à faire école. Plus grand sera le nombre des entreprises assumant pleinement une responsabilité globale, plus saine sera la concurrence.
Pour des raisons économiques comme pour des raisons éthiques, les entreprises responsables doivent s’impliquer, au-delà de leurs efforts internes, dans la diffusion externe de leurs bonnes pratiques, en s’ouvrant aux autres pour échanger leurs expériences et en favoriser la prolifération.

Pour savoir plus: http://www.entreprise-responsable.org/

jeudi 3 février 2011

Vers une stratégie de l’entrepreneuriat


Ce mois-ci, le gouvernement du Québec fera le point des résultats de sa consultation « Vers une stratégie de l’entrepreneuriat », qui conclura avec un forum national à Lévis où l’on déterminera la stratégie à suivre en matière d’entrepreneuriat. Ce projet de consultation vise d’abord quatre objectifs :
• développer davantage la culture entrepreneuriale ;
• augmenter le taux entrepreneurial, soit le nombre d’entrepreneurs par rapport 
à la population ;
• accroître le taux de survie des entreprises ;
• améliorer la transmission des entreprises.

Depuis plusieurs années le milieu entrepreneurial s’inquiète du recul du Québec dans la création et le développement d’entreprises. En effet, selon Statistique Canada, le nombre de nouvelles entreprises dans la province a diminué par rapport au nombre total d’entreprises, passant d’un taux de 14,6 % en 1991 à 11,2 % en 2006.
Et la situation risque de s’aggraver, puisque contrairement à ce qui arrive dans les pays membres de l’OCDE, « les intentions d’entreprendre au Québec sont limitées, car pratiquement deux fois moins de Québécois que de Canadiens semblent avoir l’intention de créer une nouvelle entreprise ou de reprendre une entreprise existante », souligne la Fondation de l’entrepreneurship.
Comme dans tous les secteurs d’activité, le vieillissement de la population pose problème. Le départ à la retraite d’une bonne partie de la population représentera d’ici 2018 une perte de près de 25 mille entrepreneurs. Selon Statistique Canada, 30% des propriétaires d’entreprises pourraient se retirer, soit deux fois plus que le taux d’entrée de nouveaux entrepreneurs (16,5 %).
Bien que le gouvernement du Québec consacre d’importants efforts financiers (555 M$) au développement de l’entrepreneuriat il reste encore beaucoup à faire pour contrer le faible niveau de valorisation de l’entrepreneur observé au Québec.
Mais, il y a de l’espoir du côté de l’entrepreneuriat collectif car les nouvelles coopératives tiennent le coup. Selon le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), en 2006, 63 % des nouvelles coopératives provenaient du Québec, par rapport à 43 % en 2004.

Pour en savoir plus :

vendredi 21 janvier 2011

Entreprendre en économie sociale: La place des personnes immigrantes en économie soc...

Entreprendre en économie sociale: La place des personnes immigrantes en économie soc...: "La question de la relève est un enjeu qui préoccupe les acteurs de l'économie sociale. Les personnes issues de l’immigration représentent un..."

La place des personnes immigrantes en économie sociale

La question de la relève est un enjeu qui préoccupe les acteurs de l'économie sociale. Les personnes issues de l’immigration représentent un « capital humain essentiel au développement des entreprises d’économie sociale en regard des défis qu’elles doivent relever, notamment, sur le plan de la main d’œuvre (relève en entreprises, relève d’entrepreneurs collectifs) », souligne le Chantier de l’économie sociale.

Pour y débattre sur les enjeux de la place des personnes immigrantes dans les entreprises d’économie sociale, le Chantier de l’économie sociale organise le 8 février prochain un événement ayant pour but de réfléchir à la question et d’échanger sur les différentes approches en gestion de la diversité ethnoculturelle.

L’événement aura lieu dans les locaux de l’entreprise d’insertion Petite-Mains et les participants pourront prendre connaissance des résultats de la recherche menée par Lucie Dumais, professeure à l’UQAM, sur le thème : l’économie sociale et les personnes immigrantes au Québec : opportunité, effet de parcours ou dernier recours?

Finalement, lors d’un 4 à 6, l’on prévoit la présentation d’outils de gestion, des témoignages et une période d’échanges entre les participants sur la gestion de la diversité ethnoculturelle dans les entreprises d’économie sociale.

La participation à ces activités est gratuite. Il suffit de confirmer votre présence au débat et/ou au 4 à 6, auprès de madame Maude Brossard au 514-899-9916 poste 226 ou par courriel à maude.brossard@chantier.qc.ca avant le 28 janvier 2011.


Pour en savoir plus : http://www.chantier.qc.ca/?module=document&uid=1283

samedi 15 janvier 2011

CAP finance : le Réseau de la finance solidaire


Le 9 décembre dernier a eu lieu le lancement de CAP finance, le Réseau de la finance solidaire et responsable (RFS). Leur mission : Promouvoir et développer la finance solidaire et le capital de développement, Développer l’expertise des professionnels du Réseau, Faire la promotion de l’investissement responsable dans le grand public et  auprès des parties prenantes.
Les membres fondateurs de CAP finance conviennent, dans la Charte de l’investisseur solidaire et responsable, que « la financiarisation de l’économie et les crises financières qui en ont découlé nous contraignent à penser autrement la finance (…) en se tournant vers les expérimentations dans le domaine de la finance responsable, telles que le capital de développement, le capital consacré à l’économie sociale et au développement économique communautaire ou la microfinance ».
En fait, l’idée principale véhicule dans cette charte est de mettre la financiarisation « à l’abri des abus financiers qui caractérisent la crise », en développant « une finance qui dessert des objectifs sociétaux tout en générant des rendements respectables et compétitifs aux investisseurs ».
Pour avoir accès à la charte : http://capfinance.ca/pdf/charte.pdf

Les membres fondateurs de CAP finance sont la Caisse d’économie solidaire Desjardins, la Fiducie du Chantier de l’Économie sociale, Filaction, Fondaction CSN, le Fonds de solidarité FTQ, le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ) et le Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC).
Les principales composantes de la Finance solidaire et responsable (FSR) sont :
• La finance solidaire : elle désigne le financement du développement économique communautaire et des entreprises d’économie sociale.  Gouvernée par les acteurs du milieu, elle prend la forme de prêts à intérêt avec ou sans garanties, mais elle passe aussi par la reconstruction du capital social des communautés.
• Le capital de développement : il utilise les instruments du capital de risque, mais il se distingue du capital de risque traditionnel par ses objectifs socio- économiques. Il n’occulte pas la préoccupation du rendement financier, mais suppose des arbitrages conséquents entre les dimensions économique et sociale.
• Les pratiques de tamisage : dans le domaine du placement, les pratiques de tamisage comprennent différentes approches : filtres négatifs (critères d’exclusion), filtres positifs (critères d’inclusion) et sélection des « meilleurs du secteur ».
• Les analyses ESG : elles réfèrent aux pratiques de placement fondées sur l’analyse des risques extra financiers, qui tiennent compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)