Le 9 décembre dernier a eu lieu le lancement de CAP finance, le Réseau de la finance solidaire et responsable (RFS). Leur mission : Promouvoir et développer la finance solidaire et le capital de développement, Développer l’expertise des professionnels du Réseau, Faire la promotion de l’investissement responsable dans le grand public et auprès des parties prenantes.
Les membres fondateurs de CAP finance conviennent, dans la Charte de l’investisseur solidaire et responsable, que « la financiarisation de l’économie et les crises financières qui en ont découlé nous contraignent à penser autrement la finance (…) en se tournant vers les expérimentations dans le domaine de la finance responsable, telles que le capital de développement, le capital consacré à l’économie sociale et au développement économique communautaire ou la microfinance ».
En fait, l’idée principale véhicule dans cette charte est de mettre la financiarisation « à l’abri des abus financiers qui caractérisent la crise », en développant « une finance qui dessert des objectifs sociétaux tout en générant des rendements respectables et compétitifs aux investisseurs ».
Pour avoir accès à la charte : http://capfinance.ca/pdf/charte.pdf
Les membres fondateurs de CAP finance sont la Caisse d’économie solidaire Desjardins, la Fiducie du Chantier de l’Économie sociale, Filaction, Fondaction CSN, le Fonds de solidarité FTQ, le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ) et le Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC).
Les principales composantes de la Finance solidaire et responsable (FSR) sont :
• La finance solidaire : elle désigne le financement du développement économique communautaire et des entreprises d’économie sociale. Gouvernée par les acteurs du milieu, elle prend la forme de prêts à intérêt avec ou sans garanties, mais elle passe aussi par la reconstruction du capital social des communautés.
• Le capital de développement : il utilise les instruments du capital de risque, mais il se distingue du capital de risque traditionnel par ses objectifs socio- économiques. Il n’occulte pas la préoccupation du rendement financier, mais suppose des arbitrages conséquents entre les dimensions économique et sociale.
• Les pratiques de tamisage : dans le domaine du placement, les pratiques de tamisage comprennent différentes approches : filtres négatifs (critères d’exclusion), filtres positifs (critères d’inclusion) et sélection des « meilleurs du secteur ».
• Les analyses ESG : elles réfèrent aux pratiques de placement fondées sur l’analyse des risques extra financiers, qui tiennent compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)
Pour en savoir plus : http://capfinance.ca/page_accueuil.htm
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