« Les femmes sont confrontées à une augmentation du taux de chômage, au sous-emploi et à une réduction de leur temps de travail » à cause de la seconde vague de la crise économique mondiale sur l’emploi des femmes. C’est ce qui résume lu nouveau rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI), publié le 7 mars dernier à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme.
Le rapport, intitulé « Vivre dans l’insécurité économique : les femmes et l’emploi précaire », explique de façon détaillé les effets « secondaires » que la crise économique apporte aux femmes. En effet, contraints à instaurer des politiques d’austérité, après avoir sauvé à coups de milliards de dollars le milieu financier, les gouvernements sabrent aujourd’hui leurs programmes sociaux et réduisent considérablement la taille de l’État. Le problème est que la plupart des employés travaillant dans le secteur public ce sont des femmes. De plus, ce sont aussi les femmes qui en bénéficient majoritairement des services et programmes fournis par l’État.
Selon le rapport, le taux de chômage dans le monde est passé de 6% à 7% pour les femmes entre 2007 et 2009, tandis que pour les hommes, l’augmentation a été de 5,5% à 6,3% pour la même période. Mais la situation ne peut être regardé sous ce seul angle, car la concentration des femmes « dans des formes d’emploi peu rémunérées, informelles ou vulnérables et l’insuffisance de leur protection sociale font qu’elles sont plus exposées aux crises que les hommes ».
Lors d’une prochaine présentation du rapport au Réseau des femmes des pays arabes de la CSI, la secrétaire générale, Sharan Burrow, présentera quatre grands thèmes d’action pour surmonter ces problématiques :
Mettre l’accent au niveau politique sur la création d’emplois décents et de qualité pour que les femmes sortent de l’emploi précaire et informel ;
Mettre en place des mesures d’égalité entre les hommes et les femmes dans les politiques gouvernementales, notamment au regard du marché du travail ;
Créer un socle de protection sociale pour les travailleurs de tous les pays, ce qui aurait un effet bénéfique certain en matière de réduction de la pauvreté ; et
Mettre en place des campagnes syndicales adressées aux travailleuses victimes d’emplois
précaires.
Pour en savoir plus :